Rencontre avec Idriss, fondateur d’ECOVI

Après avoir été diplômé d’un Master en biologie végétale, Idriss est devenu ingénieur agronome. Une évidence pour lui ; car, comme il le confesse il a « toujours été passionné par les questions qui se rapportent aux sciences de l’environnement et à la biologie. »

L’idée d’ECOVI naît tout aussi naturellement, d’un désir de faire le lien entre l’écologie et la ville, voire même « l’écologie et la vie ? ». Pour Idriss et ses associés, cela passe par des solutions pour permettre à tous de recycler ses bio-déchets en ville, de manière simple et efficace. Mais pas seulement. Avec ses complices, ils conçoivent aussi des techniques innovantes afin de

« produire son propre engrais liquide et ensuite de l’utiliser pour fertiliser la terre des pots et jardinières des balcons citadins. »

Dans cette volonté d’équiper tous les foyers, appartement comme maison, de solutions de recyclage des bio-déchets, rien n’est laissé au hasard : du choix des matériaux, à la durée de vie des produits, en passant par l’assemblage en France.

Si l’ensemble des produits ECOVI sont vendus auprès des collectivités et des mairies, il était important pour Idriss qu’ils soient également accessibles aux particuliers. Voilà pourquoi nous sommes ravis de compter parmi l’éventail de produits dédiés au jardin du site I MAKE les composteurs, les kits terreau ou encore, les Saca’patates ECOVI. Ce sac de culture ingénieux a été conçu pour les pommes de terre germées. En les plaçant dans le Saca’patate, vous pourrez récolter des pommes de terre fraîches grâce à l’ouverture prévue à cet effet.

Tenté(e) par l’expérience ? Il ne vous reste plus qu’à retrousser vos manches et à plonger vos mains dans la terre ! De son côté, l’équipe ECOVI poursuit sa mission afin de :

« reverdir la ville et les terres arides urbaines » 

Prochaine grande étape ? Travailler aux côtés des entreprises de la restauration.

1. Quel est votre outil de travail préféré ?

Je dirais le crayon, car les idées novatrices passent d’abord par le croquis.

2. Qu’est-ce qui est le plus gratifiant dans votre travail ?

La satisfaction de nos clients. De les voir contents de nos solutions qui permettent de recycler et de cultiver en ville de manière productive.

3. Qu’est-ce que le digital a modifié dans votre façon de travailler ?

Dès nos débuts, il y a 10 ans, nous avons compris l’intérêt de notre présence sur le Web.

4. Quelles sont les difficultés les plus fréquemment rencontrées dans votre travail ?

Dans l’innovation, il s’agit de faire évoluer une idée en projet et ensuite de donner forme à quelque chose de concret. Durant toutes ces étapes, certaines modifications sont nécessaires. Parfois il faut savoir faire des concessions sur certaines idées ; c’est ce qui est le plus difficile.

5. Quelle initiative citoyenne, locale, associative… aimeriez-vous faire connaître ?

Kokopelli qui œuvre pour la préservation des variétés potagères anciennes. Cette association distribue des semences, libres de droits et reproductibles, issues de l’agriculture biologique et de l’agriculture biodynamique, dans le but de préserver la biodiversité alimentaire et médicinale.

6. Quel est votre conseil pour oser créer ?

Il faut voir grand mais commencer petit.

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Cette interview a été réalisée par Vanina Denizot.